Il n’y a pas de recherche appropriée aux besoins des pays du tiers-monde. La communication scientifique peut aussi stimuler l’émergence de passions et vocations, et aider à l’assimilation des enseignements scientifiques. L’expérience scientifique – on l’appelle : l’expérimentation – confère à une science une certitude et une autorité indiscutables. La recherche sur la Les scientifiques, en particulier, ont rarement su, voire pour certains n’ont pas voulu, pousser à la constitution de véritables équipes internationales Nord-Sud (équipes bilatérales et, encore plus rares, équipes multilatérales). Les acteurs de la recherche en France. Etant donné l’effort exceptionnel de la France, la diversité de ses expériences de coopération scientifique, avec ses réussites et ses échecs, ce pays devrait mieux réfléchir à la manière de les valoriser. La recherche dite appliquée étudie l’application pratique de la connaissance scientifique (mathématiques, biologie, physique, chimie, ingénierie et sciences sociales). Il n’y a pas d’avenir pour un peuple s’il ne dispose pas d’un minimum d’indépendance, c’est-à-dire de moyens qui lui permettent de négocier avec des partenaires. L’importance de la recherche scientifique à l’université A l'université, la recherche scientifique permet aux étudiants d'approfondir leurs connaissances. La science et la recherche sont fondamentales à l'accomplissement de la mission de Santé Canada, qui est d'aider les Canadiens et les Canadiennes à maintenir et à améliorer leur état de santé. Parmi les voies à creuser, celle de l’internationalisation des engagements est certainement essentielle. elle ajoute : « La recherche scientifique est un domaine d’activité réconfortant du point de vue moral, par le plaisir de la découverte, même si elle est de … et les objectifs du développement variés, mais l'important est le principe même de la coopération à des fins scientifiques et techniques en vue de la création d'un mécanisme permettant de renforcer la coopération scientifique dans l'avenir. En plus du gaspillage scandaleux que cela représente, cette situation est fort décourageante pour les chercheurs. Menées avec l’accord des gouvernements des pays concernés, elles le sont sans l’accord des chercheurs locaux qui, souvent, ne sont même pas prévenus ; on imagine les problèmes de relations, les frustrations que soulève cette façon de procéder, qui relève d’un paternalisme et d’un impérialisme encore très fréquents aujourd’hui. Aussi longtemps qu’un résultat expérimental indiscutable n’a pas été établi, il n’y a que des idées jetées en l’air ou, au mieux, des tâtonnements empiriques et des règles d’usage sans fondement. Cela permettrait de freiner l’exode des futurs chercheurs, qui vont se former dans les pays du Nord, dans des matières en général très éloignées des réalités africaines, et de freiner aussi l’exode vers les pays développés de jeunes, qui se sentent très mal valorisés internationalement quand ils restent chez eux. La recherche scientifique s'est profondément transformée pendant ces cinquante dernières années, tant dans son organisation que dans ses méthodes, tandis que la fin de la guerre froide, la mise en cause de l'État-providence et la dérégulation des économies ont conduit, au début des années 1990, à un changement de cap : la recherche et la technologie sont conçues davantage … Un effort important d’appui à la recherche scientifique nécessaire au développement des pays du tiers-monde est fourni par les pays développés. Le jour où l’Afrique noire sera capable d’avoir une recherche fondamentale autonome, le jour où le monde arabe reprendra totalement confiance en ses propres capacités intellectuelles pour construire un système moderne de recherche, n’y aura-t-il pas des productions originales dont le monde entier profitera ? La recherche doit contribuer à asseoir cette indépendance, en particulier dans les domaines de base que sont l’alimentation, la santé, les matières premières, l’énergie, les technologies modernes élémentaires, la culture. Cela étant, construire un système de recherche, est très long et très coûteux, et il est probable que, pour beaucoup de pays du tiers-monde, cela ne se fera pas sans un appui sérieux des pays développés. Les relations entre les instituts africains et français et les universités africaines sont insuffisantes : c’est le résultat de méfiances réciproques, en partie héritées des traditions françaises. Par ludoclv  •  1 Mai 2014  •  Commentaire de texte  •  403 Mots (2 Pages)  •  669 Vues. Mais si la recherche scientifique pour le développement des pays du tiers-monde est finalisée et si les problèmes à résoudre sont particulièrement urgents, on ne saurait se contenter pour autant de la simple application de recherches faites ailleurs. Dans la mesure où une question peut relever d’une expérimentation et devenir une question expérimentale, alors on considère qu’elle devient une question scientifique. Par exemple, dans l’agriculture ou dans l’élevage, on peut procéder empiriquement ou selon des usages traditionnels pour ensemencer, faire des croisements et soigner des plantes ou des bêtes. Malheureusement, plusieurs étudiants congolais ne donnent pas assez d'importance à cet exercice. La science et la recherche à l'ouvre pour vous Ce qui fait d’elles une « recherche scientifique » c’est le recours à l’expérience en tant que celle-ci est conduite scientifiquement, c’est-à-dire en tant qu’elle permet d’obtenir des … Professeurs, chercheurs, ingénieurs, techniciens et personnels d’appui, plus de 431 100 personnes font vivre la recherche en France. Master : Management de développement social Lieux de recherche ou recherche du lieux ? Au vu de ces expériences, on peut proposer quelques bases pour des stratégies de réussite. Il n’y a pas de recherche s’il n’y a pas une interrogation pour laquelle on ne dispose pas de réponse. Parmi d’autres actes concrets, la création en Afrique de prix scientifiques mondialement reconnus serait très incitative. La recherche universitaire a été trop souvent négligée. C’est aux sciences qu’il faut se fier si l’on veut connaître et expliquer le monde. Le potentiel scientifique y est loin d’être négligeable, mais il se trouve en péril du fait des nombreuses erreurs commises ces vingt dernières années. Les résultats de cet effort sont cependant trop souvent décevants. Une fois que vous aurez fini de les lire, vous aurez une idée générale de notre projet de recherche… Ah aussi, ne le transférez pas en ligne.” Bien que les universités locales soient pour la plupart coopératives dans le domaine de la recherche scientifique, elles étaient néanmoins compétitives. La recherche scientifique est essentielle à la production de nouvelles connaissances afin de mieux comprendre un phénomène, soit la COVID-19 dans le cas actuel, sa provenance, ses modes de transmission et son traitement. Elle constitue la première des conditions d’un développement maîtrisé localement. nationalisation des structures en place avec une disparition rapide de la présence britannique, la substitution des chercheurs expatriés par du personnel de recherche local et un changement des orientations privilégiant les … Des exemples peuvent être cités au Cameroun, au Congo, en Côte-d’Ivoire, au Sénégal. Quelles peuvent être la portée et la valeur de résultats expérimentaux ? Avant de créer des structures nouvelles, profiter des structures existantes fonctionnant bien, qu’elles soient africaines ou étrangères, sans oublier les universités et les grandes écoles. Les sciences se présentent sous la forme de la « recherche scientifique ». La moisson de l’année 2016 fut particulièrement riche sur les questions de valorisation des résultats de la recherche scientifique, expliquant ainsi la longueur exceptionnelle de cette chronique. Une ancienne lauréate de la Fondation L’Oréal et l’Unesco explique l’intérêt de cette bourse pour motiver les jeunes filles à faire de la recherche scientifique L’objectif premier de tous les pays du tiers-monde est de sortir du sous-développement. On doit regretter de voir des milliers d’intellectuels asiatiques, arabes, africains, sud-américains n’avoir actuellement d’autre solution que de rejoindre les laboratoires du monde développé, et donc de se soumettre à leurs modes de pensée. Celle-ci se porte garante d’un savoir et lui donne sa certitude. Fréquemment, il ne contribue pas à développer des équipes locales. Les buts à atteindre sont donc clairs et précis. De même, cest au nom du lien jugé nécessaire entre progrès scientifique et progrès social … PERSPECTIVES DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE EN AFRIQUE Ce texte de Cheikh Anta DIOP est celui de la conférence d'ouverture de la 9e biennale de l'Association Scientifique ouest-africaine (ASOA, West African Science Association: WASA) tenue à la Faculté des Sciences de l'Université de Dakar du 27 mars au 1er avril I974. Le préalable qui s’impose lorsque qu’on veut s’assurer de connaissances précises, sûres et exactes dans un domaine, c’est d’y introduire l’expérience scientifique. Ainsi, tous les pays du tiers-monde ont besoin d’une recherche scientifique qui leur permette d’atteindre quatre types d’objectifs : • connaître leur propre milieu : physique, biologique, humain ; leurs richesses et leurs faiblesses, leurs potentialités et leurs manques ; • apprendre à valoriser ce qu’ils ont et ce qu’ils sont. Ailleurs, on a laissé fonctionner des instituts contrôlés par la France, mais on a créé en parallèle des instituts nationaux que des chercheurs africains, tout juste sortis de leur thèse de troisième cycle, sont appelés à prendre en charge. Il contribue ainsi, par la valorisation de l’intelligence et de la culture de son peuple, au progrès, voire au renouveau des connaissances mondiales. La grande importance accordée à la recherche scientifique a permis à SMOORE de créer un institut de recherche fondamentale à même de mener diverses expériences scientifiques de … Véronique Halloin, Secrétaire générale du F.R.S.-FNRS : « Le métier de base du FNRS » Véronique Halloin présente les activités du FNRS : encadrement de près de 2.000 chercheurs, organisation des appels et des commissions scientifiques, sélection des experts, soutien à la mobilité, mise au point permanente d’une politique scientifique et entretien des réseaux internationaux. La recherche aide les gens à comprendre comment les choses fonctionnent et pourquoi certaines choses sont ou agissent comme ils le font. Ce qui fait d’elles une « recherche scientifique » c’est le recours à l’expérience en tant que celle-ci est conduite scientifiquement, c’est-à-dire en tant qu’elle permet d’obtenir des résultats expérimentaux. Elle constitue la première des conditions d’un développement maîtrisé localement. La France y participe d’une façon notable (environ deux milliards de francs par an). Les instituts africains existent, reçoivent des moyens, mais ils sont trop souvent paralysés par manque de savoir-faire. SI certains « géants » — l’Inde, le Brésil, le Mexique — ont acquis l’autonomie scientifique dans de nombreux domaines, tel n’est pas le cas de la grande majorité des autres pays du tiers-monde et, en particulier, de ceux de l’Afrique noire francophone, où se situe l’essentiel de l’effort de coopération internationale de la France. Ensuite, la programmation scientifique des équipes et des instituts doit être établie et la réalisation contrôlée par les gouvernements africains. Ce quatrième objectif est tout particulièrement important. Enfin, dans les quelques structures scientifiques qui fonctionnent bien, l’effort d’équipement, en fonction de la compétence des équipes, n’a pas été fait. Le comportement des internautes face aux moteurs de recherche Plus de 9 internautes sur 10 réalisent chaque mois des requêtes sur un moteur, la recherche, Histoire et importance de l’aspirine Des plantes médicinales à la synthèse chimique de l’aspirine : Il y a quatre mille ans, dans la pharmacopée sumérienne, GESTION DE LA RELATION CLIENT : L'IMPORTANCE DE LA MOTIVATION DU PERSONNEL FRONT OFFICE DANS LES SOCIETES DE SERVICES Le but de chaque société est, AD de Chimie Histoire et importance de l’aspirine Des plantes médicinales à la synthèse chimique de l’aspirine : Quatre mille ans d’Histoire !! Là où elles ont été remplacées par des structures nationales, celles-ci, trop souvent, ne fonctionnent pas bien faute de compétence ou de continuité. Mais ces connaissances peuvent prendre des formes diverses : il peut s'agir de publications, de rapports, de brevets, de communications orales, etc... Enfin, ces connaissances peuvent être incorporées dans de nouvelles machines, de nouveaux instruments ou dispositifs. D’où la difficulté de créer de véritables centres d’excellence, lieux de réalisation permanente de recherches de niveau international, lieux de formation de chercheurs et d’équipes africains de qualité. Les scientifiques universitaires, africains et étrangers, sont isolés, avec peu de moyens. Tous les responsables politiques, du Sud comme du Nord, admettent que les réussites et les échecs du développement d’un pays découlent pour beaucoup des choix, politiques, socio-économiques, culturels, techniques qu’il fait, que fait son gouvernement... ou qu’il se laisse imposer. A l’université, la recherche scientifique permet aux étudiants d’approfondir leurs connaissances. Au lendemain de l’indépendance, l’Etat a tenté de prendre en main le secteur de la recherche scientifique avec l’élaboration du 2 ème plan national de développement économique et social grâce auquel le CNRS (Conseil National de Recherche Scientifique) fut créé. Ce sont tous ces produits qui, en étant diffusé au sein de la communauté scientifiques, permettent au chercheur d'être reconnu par ses pairs, et de recevoir e… Beaucoup d’erreurs de développement ont été commises au cours de ces vingt dernières années : déplacements de populations vers des zones infertiles, développement excessif de la pêche sans connaître les ressources disponibles, irrigation sur des sols mal connus, avec des eaux mal connues, le tout conduisant à une dégradation rapide des sols, infrastructures de santé inadaptées aux habitudes populaires, etc. Mais tous reconnaissent aussi que les connaissances fournies par la recherche scientifique facilitent les choix et leur concrétisation. De même, l’innovation technologique devrait être soutenue d’une façon beaucoup plus vigoureuse : la recherche et la communication pourraient promouvoir, en les modernisant, les richesses technologiques des peuples du tiers-monde. 1La recherche scientifique, ses transformations et ses conséquences pour la société constituent des objets détudes privilégiés pour la sociologie et, plus largement, pour les sciences sociales. Mais il y a aussi des expériences réussies (voir l’encadré « Deux exemples de réussite ») qui démontrent qu’une politique continue, enracinée dans le national et appuyée par la coopération, est possible et donne d’excellents résultats. Cette recherche correspond à un effort de conversion des connaissances scientifiques en technologie pour le bien de la société (ex : nouveaux médicaments, nouvelles sources d’énergie). Pour qu’elles soient aussi réussies que possible, trois types de relations doivent être entretenus : les relations interafricaines, pour permettre d’éviter les répétitions inutiles et favoriser l’émergence d’une communauté scientifique véritable ; d’une façon plus générale, les relations entre les pays d’Afrique et les autres pays du tiers-monde ; enfin, les relations entre les institutions scientifiques africaines et les instituts et universités des pays développés, en particulier ceux auxquels sont rattachés les enseignants, les chercheurs et les ingénieurs en coopération. Malgré les, Uniquement disponible sur LaDissertation.com, Le comportement des internautes face aux moteurs de recherche, Gesttion de la relation client: l'importance de la motivation du personnel front office dans les sociétés de service, Importation De Thon En Conserve Dans L'Union Européenne En 2008, Un déclin alarmant de l'intérêt des jeunes pour la recherche scientifique et mathématique, Que Recherchent Les Fmn Dans Leurs Stratégies De Localisation Internationale, Que Recherche Les Fmn Dans Leur Strategies De Localisation, Quelle est l'importance des didascalies dans les textes du corpus. Importance de la recherche scientifique La recherche scientifique nous aide à comprendre le monde qui nous entoure. Ils mènent leurs travaux au sein des universités, des grandes écoles, des organismes publics et des entreprises françaises. Mais aussi construire progressivement un système complet de recherche, en particulier fondamentale, qui doit lui permettre de « fabriquer » et de maintenir chez lui les intellectuels, les techniciens, les producteurs dont il a besoin et de se rendre ainsi plus indépendant des impérialismes économiques, politiques, culturels. La recherche vise évidemment à produire des connaissances scientifiques. On peut cependant relever l'existence de quelques embryons d'une telle organisation, avec les lycées antiques, les écoles philosophiques, les universités médiévales, les monastères, ou le système du mécénat. La recherche scientifique, facteur de développement. En réalité, la formation des jeunes chercheurs africains est inadaptée : la plupart sont formés à l’étranger ; leurs sujets de thèse ne sont pas ancrés dans les réalités de leur pays ; durant leur séjour à l’étranger pour la réalisation de leur thèse, ils n’ont aucun contact avec les structures scientifiques nationales ; quand ils reviennent, ils ne trouvent pas les équipes scientifiques au sein desquelles ils pourraient apprendre et réaliser concrètement leur métier de chercheur au service de leur pays et des pays voisins. Mais il y a des priorités, des urgences, en fonction desquelles il faut savoir, peut-être plus que dans les pays riches, programmer avec beaucoup de rigueur, en tenant compte des connaissances déjà acquises, des recherches en cours un peu partout dans le monde et de l’accessibilité de leurs résultats. Une telle attitude est en effet dangereuse. Poser philosophiquement ces questions oblige à se demander à quel genre de finalité obéit une science qui veut être une recherche expérimentale. La science réalisée par une société, par un peuple, peut révéler à ce peuple comment utiliser au mieux le milieu où il vit, dont il vit, sans en détruire les richesses, les potentialités, qu’il s’agisse de l’écosystème forestier équatorial (richesses alimentaires, énergétiques, médicales...), des divers écosystèmes aquatiques ou des connaissances, des intelligences, pour adapter, voire pour créer, certaines technologies modernes ; • acquérir, mettre au point, et pourquoi pas inventer des technologies en harmonie avec la culture des peuples concernés ; • participer au progrès mondial des connaissances : ils auront ainsi accès, par eux-mêmes, à l’échange mondial des savoirs dont ils ont besoin pour leur propre développement. De plus, les universités, les industries et les gouvernements unissent leurs efforts de recherche scientifique, ce qui reflète bien l'importance que la société accorde à la R-D. Les pays industrialisés utilisent une bonne proportion de leurs ressources nationales pour la R-D, à un niveau tel que ce financement est devenu une importante question politique. Enfin, les instituts africains qui fonctionnent bien doivent recevoir des moyens nationaux et internationaux leur permettant de devenir des lieux scientifiques reconnus et des lieux prioritaires de formation des jeunes Africains. ; mais il reste à évaluer sur les résultats concrets de cet important travail ; 2) Le financement d’instituts et d’équipes de recherche des pays du tiers-monde : des sommes non négligeables sont déversées par les Etats développés et par les institutions internationales, essentiellement sous la forme d’équipements de laboratoire ; là aussi, il faut s’interroger sur les motivations de cette aide et sur ce qui est fait de ce matériel ; 3) La réalisation conjointe de programmes de recherche : des chercheurs, voire des équipes scientifiques, des pays développés travaillent en collaboration étroite avec des équipes scientifiques des pays du tiers-monde ; malheureusement, c’est la forme la moins développée de l’appui international ; c’est pourtant la plus intéressante, la plus responsabilisante de part et d’autre ; 4) La réalisation, par des équipes scientifiques des pays développés, de recherches autonomes : elles se déroulent dans les pays du tiers-monde, sur des sujets qui les intéressent, mais elles sont de la seule et complète responsabilité des pays développés. Dans les pays où les structures scientifiques héritées de la colonisation ont été maintenues (comme celles de l’ORSTOM), elles n’ont pas suffisamment joué le rôle qui leur revenait : former des chercheurs confirmés et des équipes scientifiques africaines solides ; c’est le résultat d’une méfiance réciproque qui se poursuit. L’approche localise des phénomènes politiques s’intéresse à des objets spatialement situés, Ces dernières années, de nombreuses études ont mis en évidence un déclin inquiétant de l’intérêt des jeunes pour les études scientifiques et mathématiques. Pour le Tiers-monde, la recherche n’est pas un luxe. Il ne formule pas de conclusion définitive sur l’accusation de complicité de crime de guerre – … Il serait difficile de contester que la seule connaissance sûre et irrécusable que nous avons des phénomènes de la nature vient des découvertes de la recherche scientifique. Ils y font alors beaucoup plus de gestion que de recherche, y perdent rapidement toute capacité à devenir eux-mêmes des chercheurs confirmés, et il faut se tourner vers la coopération internationale, française ou autre, pour faire la recherche elle-même. Certains responsables ont cru pouvoir fonder des choix d’actions sur des recherches trop succinctes et trop rapides. La communication scientifique a un rôle important à jouer : en offrant des moyens de maintenir sa culture scientifique à jour. Chaque pays, ou groupe de pays pour les plus petits, doit savoir combiner deux stratégies : construire sa recherche en complémentarité de ce qui se fait ailleurs et ne pas refaire ce qui est déjà fait. C’est là une garantie de qualité des coopérants et un engagement, pour les instituts du Nord, d’apporter les collaborations intellectuelles et financières indispensables. Tout autre savoir resterait dans le domaine des croyances, des conjectures, des interprétations, des spéculations, des impressions ou des leçons que l’on tire de l’expérience, c’est-à-dire de ce qu’on a vu ou cru voir et constater.